Une fois de plus, ce matin, nous nous levons tard : 10h30. Une douche, le délicieux petit dej de l’hôtel et nous voila dans les rues de Mendoza, direction la maison du Gouverneur. Il y a d’expose là-bas, le drapeau que San Martin avait avec lui quand il a libéré le Chili, l’Argentine et le Pérou, en 1816.
Nous traversons donc les rues bordées de très vieux platanes, traversons plusieurs places, ou, sur chacune, se trouve une fontaine, et nous voila devant l’immense bâtiment. Les portes principales étant fermées, nous empruntons les portes latérales, d’où, rentrent et sortent les gens qui travaillent dans les bureaux. Un long couloir remplit de bureaux et d’une petite boutique snack, nous mènent a l’escalier principal. Nous le montons sur un étage et OH, déception, le drapeau est entièrement recouvert. Bon, ben…on ressort… Et nous nous dirigeons vers l’office du tourisme. La, nous y rencontrons un mec, d’une trentaine d’années, passionne par son boulot et qui répondra sans hésitation et avec précision a toutes les questions que nous lui posons. Nous lui demandons ensuite quelles sont les horaires d’ouverture pour le mirador, point de vue a 360 sur toute la ville. Normalement, c’est ferme, mais il nous propose tout de même de nous y emmener.
De la haut, il nous explique que la ville a été construite par un français (d’où tous ces platanes), que tous les grands espaces verts ont été crées en cas de tremblement de terre, pour que la population puisse se trouver en sécurité, et qu’avant, cette ville était très aride et que donc, ils ont détournés les cours d’eau des montagnes pour qu’il y ait une irrigation permanente. Nous lui demandons ensuite s’il connait des coins sympas pour que nous nous arrêtions au retour du Chili. Bien sûr, il nous répond et nous donne même ce qu’il y à à faire dans les villes. Génial. Il nous raccompagne ensuite en bas et sert la main a Nico. Quant a moi, il me fait la bise, une bise, ici c’est comme ca.
Nous repartons ensuite faire un tour dans la ville et nous arrêtons sur la place centrale boire un verre. Pour une fois, on a vraiment l’impression de se croire en vacances à l’ombre des platanes… Que ca fait du bien…
Vers 15h00, nous rentrons à l’hôtel pour préparer le blog. Nous avons repéré un accès wifi pas trop loin, donc on va en profiter.
Vers 17h30, nous allons comme prévu au café internet. En plus du blog, nous avons un léger problème a régler sur le PC. Des dossiers ne veulent plus s’ouvrir. Nico essaye de faire ce qu’il peut mais pas de solution…
A 20h30, nous rentrons a l’hôtel quand un belge qui nous croise, nous demande si nous parlons anglais. Il nous dit d’abord qu’il cherche un hôtel. Nous lui indiquons le notre mais il nous répond qu’il fait tous ceux de la place. Il nous raconte ensuite, l’air épuisé, tremblant, que ce matin, il s’est fait agresse en descendant du bus et que les 2 mecs lui ont tout pris. Tout pris, jusqu'à la ceinture ventrale, qui sert a pratiquement a tous les voyageurs a planquer leurs papiers. Il voyage depuis un an et doit rentrer sur la Belgique dans 3 jours. Il a son avion à Santiago mais comme il n’a plus de papiers, il ne peut pas repasser la frontière. Nous sommes vendredi et bien sûr toutes les ambassades sont fermées. Il voudrait aller jusqu'à Buenos Aires mais il n’a plus une tune. Après une courte concertation, Nico et moi décidons de lui donner 100 pesos (25 euros) pour qu’il puisse prendre un bus jusqu'à la capitale. On s’échange nos mails et il s’en va, dégouté par cette journée. Nous, son histoire nous a complètement retournes. Nous rentrons donc à l’hôtel et bouquinons un peu pour tenter d’oublier cette histoire. Bizarrement, je reste sceptique même s’il avait vraiment l’air dépité. Nous n’avons ressenti aucun problème de délinquance ou d’insécurité a Mendoza… Je dois être trop méfiante, comme d’hab…
Nous prendrons des nouvelles du gars via internet demain. En attendant, il est grand temps de dormir…
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