Comme tous les autres matins nous nous levons les uns après les autres aux alentours de 8h00. Comme d’habitude, nous prenons notre petit déjeuner face à la mer. A 9h30, le vendeur de langoustes arrive et nous en présente 7 encore vivantes. Elles sont bien belles et bien grosses, nous en choisissons 5 d’entre elle. Ce sera le repas de midi.
Ensuite, c’est tout le monde dans le bateau, Angeline y compris, nous allons voir l’Ilot sable. Un banc de sable situe à l’Est de Sainte Marie, derrière la barrière de corail. Nous longeons donc la cote, dans un sens pour sortir du lagon puis dans l’autre, en direction de l’Ile aux Nattes. L’eau est très clair et ayant pris Angeline à coté de moi, je lui montre et lui explique quelques unes des variétés de poisson que nous croisons.
Nous arrivons dans la passe. Je ris toute seule en me rappelant qu’il y a 3 ans en arrière, nous n’avions pas voulu la traverser en pirogue de peur de nous renverser. En fait, il n’y a pas de fond !!!
Nous sommes donc maintenant entre Sainte Marie et L’ile aux nattes. La couleur de l’eau est d’un vert très clair et cristallin. Des petits malgaches se baignent et n’oublient pas de nous secouer la main en guise de bonjour et d’y ajouter quelques secondes plus tard le « Bonzour Vasa », très réputé dans ce pays…
Nous sommes maintenant à l’est de l’ile Sainte Marie et nous nous dirigeons vers l’ilot Sable. Sous le bateau, le fond s’éloigne, pour ne laisser par moment qu’une impression de grand bleu. Nous repassons la barrière et très vite, le fond remonte et il ne reste que quelques centimètres d’eau. Nous arrêtons le bateau et descendons sur ce très haut fond avant que la marée ne remonte. Seule Angeline reste sur le bateau, l’Ilot est interdit aux femmes malgaches. Apparemment, cela porterai malheur. L’ilot sable est en fait un banc de sable qui a marée basse se transforme en Ilot. Pied a terre réputé chez les oiseaux marins, le sable y est grossier mais l’eau est une clarté inégalable.
Nous nous dépêchons de remonter sur le bateau, après un petit bain dans une eau a au moins 30 degrés, car la marée descend et il ne faudrait pas que le bateau s’ensable. De plus d’énormes nuages menaçants et bien noirs arrivent sur nous, il serait bon de les éviter. Le bateau redémarre, mais très vite il s’arrête car les garçons veulent faire un peu de snorkelling.
Ils ne restent pas longtemps à regarder le fond car la mer s’agite et les filles étant restées dans le bateau commencent à avoir le mal de mer. Il n’y a rien de pire qu’un bateau arrête en pleine mer quand celle-ci est agitée.
Nous rentrons donc tranquillement en direction de la maison mais la marée étant trop basse, nous sommes obliges de contourner l’Ile aux nattes car le niveau de l’eau dans la passe est beaucoup trop bas. Nous traversons donc le fabuleux lagon de cette petite ile et longeons ses magnifiques plages bordées de cocotiers… Quel spectacle splendide.
Une heure plus tard nous sommes de retour à la maison et faisons chauffer le barbecue pour les langoustes. Elles sont tellement grosses qu’elles ont du mal à cuire et au final, nous ne les goutons que vers 15h00. Désolée, mais c’était délicieux.
Après le repas, une petite sieste histoire d’être en forme pour ce soir.
Vers 19h00, nous nous buvons une petite coupe de champagne pour fêter la fin de cette année 2007 et nous nous dirigeons ensuite vers la Varangue. Pour l’occasion, ils ont préparé un buffet et du ponch coco. Il n’y a que ce dernier qui vaut la route… Non, je mens, le gâteau au chocolat, type brownies était lui aussi délicieux mais le reste, rien de grandiose. Bien au contraire. En entrée, légumes crus découpés, pizza aux fruits de mer et quelques beignets de calamars froids. Ensuite arrive une terrine de poisson. Tellement sèche, que l’on a faillit s’étouffer. Puis brochettes de zébu et brochettes de poisson accompagnées de riz blanc et d’haricots verts non assaisonnes. Avec tout cela, rien à boire donc tout le monde se sert au bar pensant que les boissons sont incluses. Erreur… Nous sommes surpris de la note. 50 000 ariary tête le repas (soit 20 euros) ce qui est très cher car tout ce que l’on a mangé ne coute vraiment rien à l’achat, plus les boissons. Tout le monde s’est fait avoir ce qui fait que beaucoup de gens sont déçus …
A minuit, c’est l’heure de la bonne année. Rien de transcendant. Pratiquement pas de musique. Juste un tour de salle en disant le « Bonne Année » si symbolique aux quelques 20 personnes présentes.
Vers 1h00, le gérant (encore un Nico, mais un con celui là) essaye d’entrainer tout le monde à la Case a Nono… Le temps de ranger et on arrive comme il dit à tout le monde…
Pour ma part, je rentre car je connais mais les 2 Nico vont y faire un tour. Ils n’y verront bien sûr pas le staff de la Varangue. Nous apprendrons plus tard, que le gérant à pousser tout le monde à se barrer pour aller faire la fête dans un autre resto. Nous avions des doutes sur son attitude d’hypocrite, maintenant nous en sommes surs. Dommage, j’ai connu la Varangue il y a 3 ans lors de mon premier passage à Sainte Marie et à l’époque c’était un resto très très bon rapport qualité prix. C’est loin d’être cela aujourd’hui et c’est bien dommage…
Bref, je rentre donc me coucher alors que les Nico vont à La Case et rentrent vers 3h30 de leur petite escapade. Trop tard pour raconter, il est grand temps de dormir un peu.
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